Opening Central Africa condamne fermement l’obstruction arbitraire du voyage de sept jeunes activistes angolais le 22 novembre 2025, à l’aéroport 4 de Fevereiro de Luanda. Le groupe se rendait à Praia, au Cap-Vert, avec une escale technique prévue à Lisbonne, dans le cadre d’un programme d’échange éducatif et civique organisé par Friends of Angola.
- Contexte
La délégation, composée de sept jeunes activistes des droits humains et civiques, a été empêchée d’embarquer sur un vol de TAP Air Portugal malgré un transit légal vers le Cap-Vert via Lisbonne. Aucune justification crédible ou légalement fondée n’a été fournie aux voyageurs concernant les restrictions imposées à leur embarquement. Les conditions imposées au groupe semblent dépourvues de base légale formelle, soulevant de profondes préoccupations quant au respect du droit à la libre circulation et à un engagement civique significatif en Angola. - Motif et impact
Opening Central Africa estime que l’incident ne découle pas d’une négligence logistique ou administrative, mais d’une interférence délibérée qui porte directement atteinte aux libertés fondamentales — y compris le droit à la circulation, à la participation et au développement démocratique. L’obstruction n’a pas seulement empêché le groupe de participer à un programme d’échange international vital, mais a également causé un préjudice important en termes de réputation, d’émotions et d’institutions aux participants, à leurs familles et aux organisations impliquées. Cet incident met davantage en lumière les préoccupations croissantes concernant le climat démocratique en Angola et le degré auquel la transparence, l’égalité des chances et la liberté d’action sont respectés. - Appel à la responsabilité
Opening Central Africa appelle à une clarification immédiate et publique de la part de toutes les parties impliquées — y compris TAP, les autorités angolaises et les entités de transit concernées — concernant les motifs spécifiques qui ont conduit au refus injustifié d’embarquement. Nous exhortons également à ce que les programmes destinés à promouvoir la participation démocratique, l’autonomisation des jeunes et la coopération internationale ne soient pas entravés par des décisions arbitraires ou des pratiques discriminatoires. OCA appelle les organismes de coopération bilatérale, la société civile, les organisations de droits humains et les médias à surveiller étroitement cette situation et à veiller à ce que des actions restreignant le droit de voyager, d’apprendre et de participer aux processus démocratiques ne se répètent pas. - Conséquences et mesures futures
Opening Central Africa se réserve le droit de poursuivre toutes les voies légales, diplomatiques et institutionnelles pour tenir responsables tous ceux qui sont impliqués — directement ou indirectement — dans les dommages causés aux jeunes activistes et à l’intégrité des initiatives d’échange civique. OCA réaffirme son engagement à autonomiser la jeunesse en Afrique centrale et méridionale, à soutenir le leadership des femmes et à renforcer la gouvernance démocratique, l’éducation civique et les droits humains dans la région. Nous ne permettrons pas que les opportunités d’échange éducatif et démocratique soient compromises par un silence institutionnel ou des actions qui contredisent les principes de liberté, de justice et de coopération qui devraient guider les relations entre les nations africaines et leurs partenaires internationaux. Les pays démocratiques ont l’obligation de ne pas favoriser des pratiques restrictives ou autoritaires. La propagation de l’autoritarisme en Afrique et dans le monde est alimentée, en partie, par la complaisance des démocraties qui privilégient des intérêts économiques à court terme au détriment des valeurs démocratiques de longue date qui protègent la paix, la dignité et la prospérité.







